Crise du coronavirus : Contribuer à arrêter l’épidémie de COVID-19

Updated mars 26, 2020

Dernières mises à jour

  • Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l’épidémie de coronavirus de pandémie
  • Plus de 525 800 personnes sont infectées dans le monde, dont plus de 23 700 sont décédées.
  • Vision Mondiale adopte une réponse d’urgence sanitaire mondiale face à la COVID-19.
  • Le virus est présent en Chine, où Vision Mondiale a des projets de développement en cours, mais aucun des enfants participants à nos programmes n’est à ce jour infecté par le virus.

La COVID-19, ou maladie à coronavirus, est à la une de toutes les nouvelles, alors que plus de 525 800 personnes sont infectées, que 23 700 sont décédées et que le virus progresse toujours. Les pays les plus touchés sont la Chine, l’Iran, l’Italie et la Corée du Sud.

Les pays et les communautés réagissent au virus en fermant les écoles et les lieux de travail et en imposant des quarantaines. Les personnes chargées de limiter les interactions avec le public, les personnes âgées les plus démunies seront les plus touchées. Les enfants seront également fortement touchés par les conséquences de cette crise.
 
  1. Qu’est-ce que la COVID-19?
  2. À quel point la COVID-19 est-elle dangereuse?
  3. Quels sont les symptômes de la COVID-19?
  4. Comment puis-je me protéger et protéger mes proches?
  5. Quel sera l’impact de l’épidémie de coronavirus sur les plus démunis?
  6. Quelle est la réponse de Vision Mondiale à cette crise liée au coronavirus?
  7. Des enfants parrainés en Chine sont-ils touchés par le coronavirus?
  8. Quelles sont les menaces pour les enfants et ceux avec qui nous travaillons?
  9. Qu’est-ce qu’une pandémie et comment est-elle déclarée?

1. Qu’est-ce que la COVID-19?
COVID-19, le nom officiel du nouveau coronavirus, est un virus contagieux qui a été identifié pour la première fois à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine, en décembre 2019. Il provoque des symptômes pseudo-grippaux et respiratoires et se transmet d’une personne à l’autre. En Chine et dans le monde, les autorités sanitaires sont préoccupées par le virus et collaborent pour essayer de contrôler sa propagation.

Jusqu’à présent, des dizaines de milliers de personnes ont été infectées, la crise sanitaire étant concentrée en Chine continentale. Le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que cette crise constituait une urgence de santé publique de portée internationale. Le nombre de pays signalant des personnes atteintes du virus continue d’augmenter.

Quatre personnes portant des masques devant la caisse d’une épicerie en Chine.Les caissiers d’un supermarché portent des masques. Avec l’épidémie de COVID-19, les Chinois sont tenus de porter des masques faciaux dans les espaces publics. Photo: Addie Liao​

2. À quel point la COVID-19 est-elle dangereuse?
Le nouveau coronavirus appartient à une famille de virus comprenant le rhume et des virus plus dangereux tels que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient). Il nous reste beaucoup à apprendre sur ce virus. Les statistiques actuelles montrent que dans les pays ayant un bon accès à des services de santé avancés (comme en Chine) et des équipements et des fournitures telles que des respirateurs et de l’oxygène, environ 2 à 3 % des personnes infectées par la COVID-19 en meurent.

Le taux de mortalité dans les pays où les systèmes de santé sont plus faibles pourrait être plus élevé. Les personnes les plus à risque sont celles souffrant de problèmes de santé chroniques et les personnes âgées. Pour mettre ces informations en perspective, notons que la grippe touche présentement des milliers de personnes de plus que le coronavirus. Cependant, le taux de mortalité de la grippe saisonnière est beaucoup plus faible (environ 0,1 %) que celui de la COVID-19.

3. Quels sont les symptômes de la COVID-19?
Les symptômes les plus courants comprennent des symptômes respiratoires, de la fièvre, de la toux, des frissons, des douleurs dans le corps, un essoufflement et des difficultés respiratoires. Dans les cas les plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie et un syndrome respiratoire aigu sévère.

4. Comment puis-je me protéger et protéger mes proches?
Les recommandations de l’OMS pour réduire l’exposition et la transmission du virus comprennent :
  • se laver les mains fréquemment;
  • maintenir une distance entre les personnes (garder une distance de 3 pieds entre vous et les personnes qui toussent ou éternuent);
  • éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche;
  • pratiquer l’hygiène respiratoire
  • si vous avez de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, consultez un médecin;
  • informez-vous et suivez les directives fournies par votre professionnel de la santé.

5. Quel sera l’impact de l’épidémie de coronavirus sur les plus démunis?
L’effet potentiel de la COVID-19 sur les pays dont les systèmes de santé sont très fragiles, ou abritant un grand nombre de personnes déplacées, est extrêmement préoccupant.

Le taux de mortalité de la COVID-19 devrait être plus élevé dans les pays manquant d’hôpitaux et de centres de santé. Les établissements sont mal équipés et manquent de trousses de diagnostic, de chambres d’isolement et d’équipements de soins intensifs et respiratoires. Alors que les pays à revenu élevé possèdent entre 2 et 12 lits d’hôpital pour 1 000 habitants, dans les pays les plus pauvres, cette statistique est de l’ordre de 1 lit pour 10 000 habitants, voire moins.

Dans certains pays en développement, le nombre de réfugiés, de déplacés internes et de personnes en mouvement est élevé, ce qui les rend particulièrement vulnérables face au virus. L’Afrique subsaharienne abrite plus de 26 % des réfugiés du monde. Plus de 18 millions de personnes dans cette région relèvent de la compétence du HCR (le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés).

Des pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Amérique latine et d’Asie abritent de très grandes agglomérations et des camps de personnes déplacées qui fuient les conflits et la pauvreté. Ces populations vivent souvent dans des camps ou des bidonvilles insalubres et surpeuplés, avec un accès limité aux soins médicaux. Les populations prises dans des conflits et qui se déplacent sont également difficiles à atteindre pour dépister le virus. Le risque de propagation du virus dans ces populations vulnérables est très élevé. Des interventions plus sévères sont nécessaires pour empêcher que cela ne se produise.

Des aliments fournis par Vision Mondiale dans la cuisine d’une famille en Mongolie.Une famille en Mongolie reçoit de la farine, de l’huile, du riz et du sucre dans le cadre du programme de distribution alimentaire de Vision Mondiale pour aider les familles touchées par la COVID-19. Photo: Dashdorj Otgonkhuu​

L’impact économique de l’épidémie sur les populations vulnérables est également préoccupant. Pour les personnes qui survivent avec des revenus très faibles, la perte d’un emploi peut bouleverser le ménage, et avoir un impact dévastateur pour les personnes qui survivent au jour le jour. Le prix des denrées alimentaires et des biens devrait également augmenter si des pénuries surviennent, car les gens commenceront à accumuler des denrées chez eux. Les plus pauvres ne pourront pas faire de même, et la perte de revenus rendra très difficile pour eux de nourrir leurs enfants. Une telle situation pourrait durer des semaines ou des mois.

L’impact du virus rendra plus difficile pour le monde entier d’atteindre l’Objectif de développement durable numéro 1 (ODD 1). Cet objectif vise à ce que moins de 3 % de la population mondiale vive dans une pauvreté extrême en 2030.

6. Quelle est la réponse de Vision Mondiale à cette crise liée au coronavirus?
Les équipes de Vision Mondiale dans le monde entier, et en particulier en Asie, font tout leur possible pour assurer la sécurité des enfants et de leurs communautés.
Pour en savoir plus sur la façon dont Vision Mondiale répond à l'épidémie de COVID-19, visitez notre page dédiée.

En Chine, Vision Mondiale vise à rejoindre près de 1,3 million de personnes dans les zones de la province de Hubei les plus touchées par le virus, ainsi que les provinces où notre organisation gère des programmes de développement. Notre intervention d’urgence constituera notamment à fournir des masques faciaux aux communautés et aux travailleurs de la santé, à distribuer des désinfectants pour les mains et à fournir d’autres articles d’hygiène personnelle. Ces efforts aideront également les autorités sanitaires, les écoles et les partenaires locaux à communiquer des messages d’appel à la prudence, à fournir un soutien psychosocial et à organiser une préparation face à une future épidémie.
 
Une fille réfugiée rohingya tenant un sac en plastique avec des pains de savon.Nurankis, 11 ans, reçoit avec joie du savon pour elle et sa famille dans le cadre d'un programme mis en œuvre par Vision Mondiale en partenariat avec l'UNICEF. L'initiative vise à distribuer du savon aux réfugiés rohingyas pour aider à prévenir le coronavirus (COVID-19). Photo: Himaloy Joseph Mree

Dans toutes les régions où elle a des programmes, Vision Mondiale collabore avec les autorités locales, les hôpitaux, les universités et les ONG, en mettant la priorité sur la réponse aux besoins des enfants (y compris les enfants parrainés), de leurs familles et de leurs communautés, ainsi que ceux des travailleurs de la santé locaux. Le coût de ces efforts est estimé à 4,7 millions de dollars américains.

Les bureaux de Vision Mondiale à travers l’Asie surveillent de près la propagation du virus et mettent en place des plans de réponse face au coronavirus, pour soutenir les enfants parrainés dans les zones où le virus est présent.

7. Des enfants parrainés en Chine sont-ils touchés par le coronavirus?
Bien que le virus touche des pays où Vision Mondiale est présente, aucun enfant inscrit dans nos programmes n’est infecté pour le moment. Nous travaillons en étroite collaboration avec le personnel de nos programmes pour assurer la sécurité de tous les enfants.

8. Quelles sont les menaces pour les enfants et ceux avec qui nous travaillons?
Les pays dotés de systèmes de santé efficaces sont mieux placés pour suivre, identifier et traiter les personnes atteintes du virus, ainsi que pour empêcher que ce dernier ne se propage. Cependant, nous sommes plus préoccupés par la situation des pays où les systèmes de santé et le suivi sont moins efficaces, où les gens souffrent parfois déjà de maladies courantes dans les populations défavorisées, comme le paludisme, la tuberculose, la pneumonie, le VIH/sida et Ebola, et où le système immunitaire des populations est compromis par malnutrition sévère. Les personnes vivant dans ces situations sont plus exposées au coronavirus.

Un petit garçon des Philippines sourit en se lavant les mainsDans le cadre du programme de préparation de Vision Mondiale, la campagne de sensibilisation a commencé en janvier avant même que le virus mortel ne soit officiellement déclaré pandémie par l'Organisation mondiale de la santé. Photo: Joy Maluyo

9. Qu’est-ce qu’une pandémie et comment est-elle déclarée?
Une pandémie est définie comme une épidémie d’une maladie infectieuse qui affecte des personnes sur une vaste zone géographique. Une maladie infectieuse n’est pas une pandémie uniquement parce qu’elle tue un grand nombre de personnes, mais aussi parce qu’elle n’est pas limitée par les frontières et peut avoir un impact mondial. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une pandémie peut survenir lorsque trois conditions sont remplies :
  • une maladie nouvelle pour la population se déclare;
  • l’agent (par exemple : le virus) infecte les humains, provoquant une maladie grave; et
  • l’agent se propage facilement et durablement parmi les humains. La majorité de la population ne sera pas immunisée contre le virus.
L’OMS se montre très prudente quand vient le temps de déclarer une pandémie. Elle tient à éviter de provoquer la panique que peut causer une telle déclaration. Cependant, déclarer une pandémie peut également inciter des pays et des individus à agir davantage pour empêcher la propagation du virus.

Les virus qui ont provoqué des pandémies par le passé provenaient généralement de virus de la grippe transmis par des animaux. On estime que la pandémie de grippe porcine de 2009 aurait tué des centaines de milliers de personnes. En l’absence de vaccin actuellement disponible, il est vital de contenir la propagation de la COVID-19.
 
Bien que la grippe saisonnière puisse se propager à l’échelle mondiale, le taux de mortalité est généralement beaucoup plus faible et un nombre beaucoup plus élevé de personnes sont immunisées.

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