Saraya

Actualités de la communauté Saraya

Ensemble, nous changeons concrètement la vie des enfants, des familles et des communautés. Voici quelques-uns des domaines sur lesquels nous nous concentrerons cette année :


L’enfant que vous parrainez habite Saraya (prononcé sa-ra-yah) dans la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal, le point le plus à l’ouest du continent africain. Avant, on y retrouvait une faune abondante, dont des éléphants, des antilopes, des lions, des panthères, des crocodiles et des hippopotames. Ces espèces ont été décimées par le braconnage et la chasse. La végétation est composée de savanes et de forêts boisées.

Pendant la saison des pluies, des villages entiers sont coupés des services de santé. Pourtant, les nappes phréatiques sont peu alimentées, ce qui cause des pénuries d’eau potable et a d’importantes répercussions sur les habitants, le bétail et la végétation. L’agriculture est aussi menacée, entraînant ainsi de maigres récoltes, une réduction des revenus et une absence d’autosuffisance alimentaire.
La région regorge de ressources, particulièrement de l’or. Certains villages abritent de nombreux travailleurs saisonniers provenant des régions et des pays avoisinants, qui viennent travailler dans les mines, ce qui a provoqué de nombreux problèmes sociaux. Le travail des enfants dans l’industrie minière est également fréquent. 
  • 2,230 membres de la communauté ont été formés sur les droits des enfants et sur les problèmes de protection, afin d'assurer la sécurité et la participation des enfants
  • 2,140 enfants et jeunes sont meilleurs à l'école grâce au mentorat et aux activités extrascolaires, comme les clubs ou les camps
  • 17 clubs sont mis en place pour les enfants et les jeunes pour améliorer leur apprentissage au travers du mentorat et des activités extrascolaires
  • 53 enseignants et bénévoles ont appris des méthodes d'enseignement adaptées aux enfants afin d'améliorer la qualité de leur éducation
  • 743 enfants mal nourris ont été inscrits à des programmes de nutrition et surveillés pour s'assurer qu'ils grandissent en bonne santé
  • 1,930 enfants ont été vaccinés pour se protéger contre les maladies évitables
  • 6,659 enfants ont reçu des médicaments vermifuges et des vitamines pour améliorer leur état de santé
  • 60 travailleurs et bénévoles de la santé ont été formés pour fournir des soins sanitaires de qualité, notamment aux femmes et aux enfants
  • 135 agriculteurs ont reçu du bétail, des graines ou des outils pour améliorer leur rendement et mieux subvenir aux besoins de leurs enfants et de leur famille.
  • 213 enfants et adultes sont membres des groupes d'épargne, aidant les familles à répondre à leurs besoins financiers et à avoir accès à de petits prêts
  • 9 groupes d’épargne aident les adultes et enfants à économiser et à obtenir des prêts pour faire croître leurs entreprises ou couvrir des dépenses de base

Explorez Saraya

conditions actuelles

Pour protéger la vie privée des enfants, cette carte ne montre que la région générale de la communauté, et non l'emplacement exact.

Les besoins à Saraya

Développement économique : les principales causes de la pauvreté
80 % des ménages de Saraya vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les activités maraîchères, à l’exception de la culture du coton, ne produisent que de maigres récoltes en raison des pratiques agricoles inadéquates. La qualité des semences est bonne, mais insuffisante et l’entreposage constitue un problème. En général, la transformation des produits agricoles est faite par les femmes, à la maison à l’aide de méthodes traditionnelles inefficaces. Les ressources d’eau de surface sont mal utilisées et d’énormes quantités d’eau sont perdues chaque année. Entre décembre et mai, l’évaporation excède 200 mm. Grâce à l’aide des parrains et marraines, Vision Mondiale travaillera avec la communauté afin de promouvoir l’irrigation pour les cultures maraîchères ainsi que la culture du riz. Nous participerons à la création de marchés locaux hebdomadaires pour encourager les échanges commerciaux. Des élevages et des centres de vaccination seront établis. Des usines de transformation de produits agricoles seront également créées pour stimuler la production et préparer de plus grandes quantités de produits que les femmes pourront vendre, ce qui leur permettra ainsi d’augmenter les revenus dont leurs familles pourront bénéficier. Le commerce agricole sera enseigné aux jeunes afin de renforcer l’expertise locale et d'accroître la sécurité alimentaire de la communauté. Pour encourager le tourisme, des professions connexes seront enseignées aux jeunes et des centres d’artisanat seront mis sur pied.

Santé : un manque critique de ressources
Bien que Saraya soit doté d’un comité de santé, on y déplore un manque d’équipement et de personnel : on y retrouve un seul centre de santé, 3 postes de santé et 2 maternités rurales pour 26 316 habitants. On dénote également un manque d’eau potable et l’absence d’un système d’assainissement. Les villages situés le long de la rivière Falémé utilisent l’eau de la rivière pour la boire et pour cuisiner, ce qui peut engendrer de graves infections. Les maladies les plus courantes sont le paludisme, le syndrome de détresse respiratoire aigu, les maladies cutanées et les infections parasitaires. 18 % des enfants de moins de 5 ans présentent un déficit pondéral et seulement 36 % des enfants ayant contracté le paludisme reçoivent un traitement approprié.

Nous travaillerons avec la communauté, particulièrement dans les villages isolés et nous nous concentrerons sur la construction et la rénovation des centres de santé et des maternités dotés de personnel formé. Les services de santé communautaires seront exploités de façon à mettre une emphase particulière sur la prévention de problèmes de santé épidémiques et endémiques comme le paludisme, la malnutrition, le VIH et le sida. Nous soutiendrons aussi la sensibilisation au VIH et au sidaet des tests de dépistage anonymes seront pratiqués par l'entremise du ministère de la Santé.

Nous veillerons au rétablissement des enfants sous-alimentés en surveillant leur poids, en faisant de la sensibilisation et en organisant des présentations d’ateliers culinaires. Nous encouragerons la construction de puits et de forages dans les villages le long de la Falémé, ainsi que dans les villages n’ayant pas accès à des points d’eau. 

Éducation : attitudes et circonstances difficiles
Seulement 39 % des enfants âgés de 2 à 10 ans sont scolarisés et le taux d’abandon est de 5 à 8 %. Parmi les défis en matière d’éducation, on retrouve : l’attitude des parents, le manque de reconnaissance des droits des personnes handicapées, une formation en enseignement inadéquate et le manque de matériel scolaire, d’équipement et d’infrastructure, notamment l’absence de latrines, d’eau courante et d’électricité. En raison de ces piètres conditions, il est difficile d’inciter les enseignants à rester dans la région. De plus, de nombreux élèves quittent l’école pour aller travailler dans les mines ou dans le cas des filles, pour être mariées de force ou être mariées à un âge précoce et avoir des enfants.

Vision Mondiale s’est engagé à encourager la construction et la restauration d'écoles élémentaires et préscolaires dans tous les villages et dans toutes les communautés et à leur fournir de l'équipement, notamment des pupitres, des chaises, des latrines et des espaces de jeux extérieurs. Les enseignants et les groupes communautaires suivront une formation sur les méthodes d’enseignement et la gestion d’une école. En travaillant en proche collaboration avec le gouvernement local et les organisations communautaires, nous appuierons l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité et nous ferons la promotion du traitement équitable des filles et des garçons. Cela impliquera de faire participer les enfants activement au développement de programmes éducatifs. Les communautés elles-mêmes se verront proposer des activités de sensibilisation et de promotion de la défense des droits concernant le travail des enfants dans les mines, les mutilations génitales, le mariage précoce et les droits des personnes handicapées. 

Manque d’écoles pour offrir une scolarité aux enfants
Il n’y a pas d’écoles publiques à Kimimi et la majorité des enfants âgés de 6 à 15 ans ne savent ni lire ni écrire. Les enfants qui vont à l’école doivent marcher de 8 à 15 kilomètres pour se rendre à une école privée. Cependant, de nombreux enfants abandonnent, car leurs parents ne peuvent assumer leurs frais de scolarité. Parce qu’ils n’ont pas pu bénéficier des avantages d’une éducation, de nombreux enfants finissent par être impliqués dans le trafic de drogues, la prostitution et la criminalité.

Le parrainage augmentera le nombre d’enfants qui vont à l’école en :
  • assumant les frais de scolarité des enfants parrainés ;
  • fournissant de l’équipement, du matériel pédagogique et des uniformes scolaires aux écoles ;
  • soutenant les programmes d’alphabétisation et la formation des enseignants ;
  • construisant et en rénovant des écoles formelles et professionnelles.
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Cycle de vie d'une communauté de parrainage

Saraya, Sénégal, est en phase 2

PHASE 2: Évaluer et grandir

Nous surveillons les progrès et faisons des ajustements pour atteindre les objectifs. Plus de membres de la communauté s'impliquent, mènent des projets et s'approprient leur succès