Toroly

Actualités de la communauté Toroly

Ensemble, nous changeons concrètement la vie des enfants, des familles et des communautés. Voici quelques exemples de nos réalisations rendues possibles par votre soutien en 2017 :


Le projet Toroly se situe dans une région rurale du centre du Mali, à environ 740 km de la capitale, Bamako. Le projet comprend 2 communes constituées de 42 villages.

Les températures peuvent atteindre de 40 à 45°C durant la saison la plus chaude, entre les mois de mars et de juin. La saison des pluies s’étend de juin à la mi-octobre, mais les précipitations annuelles sont seulement de 400 à 500 mm par an. Pendant la saison sèche qui débute en novembre, l'Harmattan, un vent chaud, sec et poussiéreux, souffle sur toute la région.

Le sol est sableux ou argileux. Il n’y a que très peu d’arbres sur ce territoire, sauf au sud où pousse une petite forêt.

Aucune rivière ne traverse la région, les villages utilisent donc des puits creusés à la main selon la méthode traditionnelle pour obtenir de l'eau. La nappe phréatique est très profonde et le sol est plein d’énormes roches, ce qui rend le creusage d’un puits viable très difficile. Certains villages ont passé de 3 à 7 ans à creuser un puits à la main sans jamais atteindre de nappes d’eau. 

Les maisons sont faites de boue et sont recouvertes de toits de chaume. Il n’y a ni électricité ni eau courante.

L’agriculture constitue la principale source de revenus de 90 % des familles. Le millet, cultivé pour la nourriture et pour être vendu, est la principale culture. Le sorgho, les haricots, le maïs, les arachides et les légumes sont parfois cultivés. De nombreuses familles élèvent aussi du bétail. L’ensemble de la production agricole ne suffit pas à fournir aux familles assez de nourriture et de revenus pour subvenir à leurs besoins essentiels.

L’aliment de subsistance est une sorte de gruau appelé « dèguè » ou « pounou », préparé avec de la poudre de millet mélangée à de l’eau et parfois à du sucre. 
  • 24 membres de la communauté ont été formés sur les droits des enfants et sur les problèmes de protection, afin d'assurer la sécurité et la participation des enfants
  • 15 membres de la communauté ont appris comment travailler avec les autorités locales et influencer les décisions pour améliorer les services et le bien-être des enfants
  • 3 groupes communautaires se sont engagés auprès des autorités locales pour faire valoir leurs droits et créer des changements positifs pour les enfants
  • 212 enfants et jeunes sont meilleurs à l'école grâce au mentorat et aux activités extrascolaires, comme les clubs ou les camps
  • 5 clubs sont mis en place pour les enfants et les jeunes pour améliorer leur apprentissage au travers du mentorat et des activités extrascolaires
  • 56 enseignants et bénévoles ont appris des méthodes d'enseignement adaptées aux enfants afin d'améliorer la qualité de leur éducation
  • 5 écoles ont été rénovées ou équipées avec du matériel éducatif pour fournir aux élèves un meilleur milieu d'apprentissage
  • 833 femmes ont été conseillées sur la manière de se soigner correctement ainsi que leurs bébés au cours de la grossesse et après
  • 833 enfants et femmes ont reçu des moustiquaires pour les protéger contre les maladies telles que la dengue, le paludisme et le virus Zika

Explorez Toroly

conditions actuelles

Pour protéger la vie privée des enfants, cette carte ne montre que la région générale de la communauté, et non l'emplacement exact.

Les besoins à Toroly

Sécurité alimentaire
Alimentation
De nombreuses familles n’ont pas suffisamment de nourriture pour toute l’année. En raison du manque d’aliments nutritifs pour les enfants, le taux de malnutrition chronique est de 53 %.
Agriculture
Soins de santé
Les causes de la famine sont variées: les récoltes sont maigres et de précieuses réserves de nourriture sont perdues après la récolte. Les catastrophes naturelles, notamment les sécheresses et les invasions de sauterelles, menacent souvent les récoltes. De plus, très peu de producteurs cultivent des légumes ou utilisent des variétés de semences qui résistent aux sécheresses et qui arrivent rapidement à maturité. De nombreuses familles élèvent du bétail, mais la production est faible.
Revenus
Les familles ont de très faibles revenus. Beaucoup de jeunes femmes et hommes migrent vers les villes pour trouver des emplois temporaires.

Votre parrainage permettra d’aider les enfants et les familles à avoir accès à plus d’aliments nutritifs et à de meilleurs revenus en :
  • informant les agriculteurs et en leur fournissant de l’équipement pour qu’ils utilisent de nouvelles techniques agricoles comme la conservation des sols et de l’eau, des semences améliorées, l’utilisation de lisier et l’entreposage après les récoltes ;
  • faisant la promotion de la production de légumes et de fruits comme source de nourriture et de revenus ;
  • fournissant de la formation aux groupes d’agriculteurs sur la production animale, notamment sur l’engraissement des bovins et sur l’élevage de volailles ;
  • aidant les groupes de femmes à créer de petites entreprises, comme la teinture de tissu ;
  • offrant aux communautés des séances de formation sur la préparation aux catastrophes.
Eau et santé
Soins de santé
Comme il n’y a pas assez de centres de soins pour répondre aux besoins de la population, les familles n’y amènent pas leurs enfants pour les faire soigner s’ils sont malades, ou pour les faire vacciner. Très peu de femmes enceintes vont aux visites pré ou postnatales. Beaucoup de jeunes enfants décèdent du paludisme.
Eau potable
Seulement 19 % des familles ont accès à de l’eau potable et de nombreuses maladies liées à l’eau comme le trachome, les vers de Guinée et la bilharziose sont très répandues. Les familles n’ont d’autre choix que de boire l’eau provenant de puits traditionnels creusés à la main pouvant être facilement contaminés. Ces puits se tarissent durant la saison sèche, ce qui aggrave la situation. Pendant la saison sèche, les femmes consacrent en moyenne 7 heures par jour pour aller puiser de l’eau, qui souvent provient de sources non protégées.
Hygiène et salubrité
En raison du manque d’eau potable, il est très difficile pour les familles d’adopter de bonnes pratiques d’hygiène. Très peu de personnes disposent de latrines car l’éducation sanitaire de la communauté n’accorde pas suffisamment d’importance à la salubrité des latrines.
VIH et sida
La prévalence du VIH dans la région est de 1,4 %. Il s’agit du deuxième taux le plus important du pays. Les membres de la communauté sont peu disposés à subir des tests de VIH sur une base volontaire en raison de la stigmatisation sociale et de la suspicion à l’égard des tests de VIH et de sida.

L’appui du parrainage permettra d’améliorer la santé des enfants en : 
  • sensibilisant les parents à l’importance des visites aux centres de soins , particulièrement pour les enfants et les femmes enceintes ;
  • aidant les communautés à construire et aménager des centres de soins ;
  • appuyant des campagnes de vaccination des enfants, de nutrition et de prévention du paludisme ;
  • informant les membres de la communauté de tous âges sur le VIH et le sida ;
  • aidant les communautés à construire des puits et des latrines et en formant des équipes d’entretien pour les deux types d’installations.
Éducation
Inscriptions scolaires
Le nombre de salles de classe est insuffisant et le taux d’inscription dans les écoles primaires est faible. Moins de 34 % des enfants d’âge scolaire vont à l’école.
Rester à l’école
Le taux de décrochage scolaire est élevé, particulièrement parmi les orphelins et les enfants issus de familles touchées par le VIH et le sida. Beaucoup d’enfants ne vont pas l’école parce que leurs familles ne peuvent assumer les frais de scolarité.
Le droit à l’éducation
Les droits des enfants sont peu connus ou ne sont pas respectés. Les mariages précoces d’adolescents, particulièrement des filles, sont arrangés par les parents. Dès lors, beaucoup de jeunes filles abandonnent l’école avant même d’avoir terminé les études primaires.

Le parrainage permettra d’aider plus d’enfants à bénéficier de l’éducation dont ils ont besoin en :
  • soutenant les communautés pour la construction d’écoles, de classes et de centres d’alphabétisation, ainsi que pour l’installation de l’équipement nécessaire ;
  • formant les enseignants ;
  • offrant de l’aide scolaire aux orphelins et aux enfants vulnérables ;
  • informant les membres de la communauté concernant le droit à l’éducation des enfants, particulièrement des filles.
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Cycle de vie d'une communauté de parrainage

Toroly, Mali, est en phase 2

PHASE 2: Évaluer et grandir

Nous surveillons les progrès et faisons des ajustements pour atteindre les objectifs. Plus de membres de la communauté s'impliquent, mènent des projets et s'approprient leur succès