Entrevues menées par Tilahun Bekele et Hélèna Katz
Hannelore Plonka de Napierville, Québec a parrainé Muluken Gebre de l’Éthiopie pendant 25 ans. Elle partage comment cette expérience lui a donné un sentiment de satisfaction.
J’ai parrainé un enfant pour la première fois il y a environ 25 ans. J’éprouvais à cette période des difficultés financières. Quatre ans auparavant, mon père était retourné en Allemagne, sa terre natale, me laissant sur les bras une propriété que je n’arrivais pas à vendre et des dettes importantes. J’ai vu un programme télévisé de Vision Mondiale ; j’ai bien aimé le fait qu’on ne parraine pas simplement un enfant, mais plutôt toute une communauté dans une région qui manque à peu près de tout. Bien que je n’aie pas eu d’argent, j’ai pensé qu’il serait bon d’aider quelqu’un dans une situation pire que la mienne.
J’ai commencé à parrainer Muluken Gebre en 1993. J’ai ressenti une grande satisfaction à suivre ses progrès du début à la fin. Au début, il n’était qu’un enfant avec peu d’espoir en l’avenir. À la fin, il étudiait pour devenir ingénieur et avait fondé sa propre famille.
L’éducation est la clé pour échapper à la pauvreté. Tout le monde a besoin d’une base solide pour réussir dans la vie. Le parrainage d’enfant m’a donné un sentiment de satisfaction car j’ai mis quelqu’un sur une voie qu’il n’aurait autrement pas pu emprunter. Il est maintenant adulte et a sa propre vie ; il a toutefois eu la chance de développer ses aptitudes. Tout le monde devrait pouvoir en faire autant.
Découvrez
comment le parrainage de Plonka a aidé Gebre à poursuivre ses études et de réaliser ses rêves.