Quelle est la prochaine étape ? Voilà, selon Vision Mondiale, la question essentielle pour la prochaine phase de l’intervention humanitaire au Sri Lanka, alors que la guerre contre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (TLET), qui a laissé près d’un quart de million de Tamouls dans des camps pour personnes déplacées, prend fin.
« La guerre conventionnelle est peut-être terminée, mais le véritable défi consiste maintenant à façonner un environnement dans lequel les communautés tamoules fracturées et déplacées peuvent se remettre et bâtir un avenir meilleur pour elles-mêmes et pour leurs enfants », explique Suresh Bartlett, directeur national de Vision Mondiale au Sri Lanka.
L’organisme de secours, de développement et de défense des droits vient en aide aux habitants des camps en offrant de l’eau, des vivres, des abris, des articles de secours non alimentaires de même que des programmes de nutrition, d’éducation et de type psychosocial pour les enfants. Allant de l’avant, Vision Mondiale explique qu’elle doit relever quatre défis pour aider à mettre les enfants du Sri Lanka sur la voie du rétablissement.
1. Ramener les gens sur leur terre et dans leur demeure le plus rapidement possible, puis leur offrir l’appui nécessaire pour rebâtir leur vie. Dans bien des cas, le déminage, la reconstruction des infrastructures et la remise sur pied des moyens de subsistance devront faire partie de l’équation.
2. Offrir un soutien spécial aux enfants qui répond à leurs besoins physiques, psychosociaux, émotifs et éducatifs. Des dizaines de milliers d’enfants ont vécu des mois de combats rapprochés d’une violence extrême durant lesquels ils ont souffert d’un manque de soins médicaux, d’abris et de nourriture. Les organismes de secours et les ministères gouvernementaux doivent identifier les enfants souffrant de traumatisme et en état de détresse et trouver des solutions innovatrices pour résoudre ce problème particulier.
3. Les programmes d’instauration de la confiance sont essentiels à la création d’un environnement pacifique. De nombreux Tamouls provenant d’une région autrefois sous le contrôle des TLET n’ont peut-être jamais eu de voisins ou d’amis cinghalais. De même, les habitants du sud du pays pourraient se méfier des Tamouls du nord. Un vaste pourcentage des habitants de Colombo ou de la région méridionale n’a même jamais visité le nord du pays où sévissaient les conflits.
Vision Mondiale planifie non seulement promouvoir de tels programmes, mais également de continuer à encourager le Canada à appuyer le gouvernement du Sri Lanka dans l’adoption de mesures immédiates vers une solution durable qui identifie les causes profondes du conflit, aide les communautés à s’autonomiser et facilite la remise sur pied d’infrastructures et de services essentiels.
4. Besoin de fonds consacrés à l’aide. Les dons de particuliers canadiens généreux apportent une aide précieuse. La communauté internationale, les donateurs et les banques doivent également donner ou prêter plusieurs millions de dollars pour financer la réhabilitation. Aucun de ces programmes ne pourrait être réalisé sans l’engagement de gens d’un peu partout à appuyer les efforts de rétablissement.
Les donateurs canadiens et le Sri Lanka
Les donateurs de Vision Mondiale appuient plus de 61 577 enfants au Sri Lanka, incluant 17 500 enfants parrainés par des Canadiens. Les enfants parrainés n’habitent pas la zone de conflit. Vision Mondiale a entrepris son travail au Sri Lanka en 1977.
Veuillez faire un don pour aider des familles à se remettre de cette crise.