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World Vision Canada
Les survivants du séisme au Pakistan ont besoin de l'appui continu des Canadiens

John Schenk, gestionnaire des communications pour Vision Mondiale, s'est rendu dans 70 pays un peu partout dans le monde pour documenter les guerres et les catastrophes. Il n'avait toutefois jamais rien vu de tel que la dévastation observée durant son séjour de trois semaines et demi au Pakistan suite au séisme d'octobre 2005. 

VM : En quoi le séisme au Pakistan se distinguait-il d'autres catastrophes naturelles dont vous avez été témoin ?

JS : Dès l'instant où nous sommes arrivés au Pakistan, nous avons réalisé que cette catastrophe n'en était qu'à ses débuts. L'hiver approchait à grands pas, la plupart des habitations avaient été détruites et la deuxième vague de souffrances s'apprêtait à déferler. Les gens ont tout perdu et ils font de leur mieux pour se protéger contre les rigueurs de l'hiver.

VM : Quel genre de dévastation avez-vous pu observer ?

JS : J'arrive à peine à expliquer ce que j'ai vu - de magnifiques vallées avec des paysages à vous couper le souffle puis, en levant les yeux vers la montagne, une destruction totale. Nous sommes passés par des villages où la dévastation atteignait de 80 à 90 pour cent. Les habitations étaient complètement détruites. À haute altitude, on découvre encore des enclaves qui n'ont reçu aucune fourniture d'urgence.  

VM : Lorsque tout n'est que mort et destruction, comment arrivez-vous à faire face ?

JS : Lorsque vous vous retrouvez dans des situations critiques, toutes les zones grises et les ambivalences que présentent tant de questions importantes disparaissent. Vous vous concentrez sur ce que vous avez à faire. Vous savez que, grâce à votre travail, des vies seront épargnées. Je crois que j'aime bien ces périodes durant lesquelles mon travail se résume essentiellement à sauver des vies et à tendre la main à des gens qui nous semblent si différents.

VM : Qu'est-ce qui vous a surpris du Pakistan et de ses habitants ?

JS : Je ne m'attendais pas à visiter le Pakistan. Non seulement je ne connaissais rien au pays, mais j'entretenais de nombreux préjugés. Je croyais que c'était un abominable foyer d'intolérance et de violence.C'est toutefois l'un des nombreux dons de Dieu - la façon dont il nous dépouille de nos préjugés et de notre étroitesse d'esprit. Nous avons travaillé avec l'armée. Quelle expérience extraordinaire. J'ai travaillé dans des pays en développement où les militaires sont oppresseurs et corrompus. Ces gens avaient toutefois à cœur de servir. C'était bien la dernière chose à laquelle je m'attendais.

VM : De quoi les survivants ont-ils le plus besoin maintenant que l'hiver est arrivé ?

JS : Ils ont besoin de tentes, de couvertures et de vivres. Tous ces articles sont livrés, mais en nombre insuffisant. Certains disent que la compassion des donateurs s'est émoussée, mais comment transmettre un tel message à une veuve pakistanaise mère de quatre enfants. Ces gens n'ont pas des besoins extraordinaires ; ils n'ont besoin que de choses nécessaires à l'existence.

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John Schenk, membre du personnel de Vision Mondiale, rencontre un garçon blessé suite au séisme.
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