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Comment j’ai survécu au cyclone

À la veille de la pire catastrophe naturelle jamais enregistrée au Myanmar, Wah Eh Htoo, travailleur de l’aide de Vision Mondiale, était à bord d’un autobus se dirigeant droit au cœur du cyclone. Voici le compte rendu de son périlleux voyage.   

Il était trop tard pour revenir sur nos pas. Nous étions à bord d’un autobus à la périphérie de Rangoon au moment même où le cyclone Nargis s’est abattu sur la ville.

 

On pouvait déjà observer des scènes de dévastation. Des arbres étaient déracinés et venaient s’amonceler en travers de l’autoroute principale du Myanmar. Un immense poteau de téléphone était arraché du sol pour atterrir à trois mètres à peine de notre autobus.

 

Le chauffeur de l’autobus et les passagers, dont je faisais partie, ont cru préférable de poursuivre leur route vers Rangoon avant que la tempête sévisse.

 

Soudain changement de cap

La journée avant l’arrivée prévue du cyclone, je m’étais rendu dans plusieurs communautés situées dans le delta de l’Irrawaddy pour les aider à se préparer à affronter le super cyclone.

 

Toutefois, la tempête a soudainement changé de cap pour se diriger vers Rangoon, située au sud. Moi-même et d’autres membres du personnel de Vision Mondiale avons décidé de retourner à Rangoon, essayant d’arriver chez nous avant que le cyclone s’abatte sur la ville.

 

Sous peu, nous étions livrés à la furie du cyclone.

 

« Un véritable champ de bataille »

Tout autour de nous, des arbres, des câbles électriques et des lignes téléphoniques étaient arrachés et projetés violemment au loin. Des débris et des branches jonchaient l’autoroute.

 

Notre autobus s’est retrouvé en tête d’un convoi de camions et d’autobus qui tentaient d’entrer dans la ville. La progression à travers les rues parsemées de débris était lente. Nous avons mis trois heures pour parcourir moins de cinq kilomètres. 

 

Rangoon ressemblait à un champ de bataille jonché de blessés et de mourants. Les eaux de crue infiltraient les quartiers que nous traversions.

 

Sans électricité, Rangoon n’avait aucun moyen de communiquer avec l’extérieur. Je me demandais de quelle façon le reste du monde découvrirait l’étendue de la catastrophe.

« Vision d’apocalypse »

Lorsque nous sommes entrés à Hmawbi, un village où Vision Mondiale exploite un programme de développement régional pour les enfants, j’ai vu des villageois sortir de chez eux pour évaluer l’ampleur des dégâts.

 

À l’approche de la ville, nous sommes passés par le canton de Mingaladon, où se situe l’aéroport international de Rangoon. Les bâtiments étaient dans un état déplorable. Des arbres et des câbles bloquaient les routes. Les toitures de bâtiments solides avaient été arrachées et les feux de circulation avaient disparu.

 

Les passagers de notre autobus étaient sans voix. Ils ne s’attendaient pas à retrouver Rangoon aussi ravagée.

 

Un passager à côté de moi a déclaré : « C’est une véritable vision d’apocalypse. »

 

Un immense désespoir m’a également envahi et je me suis mis à m’inquiéter pour mes collègues de Rangoon. Personne ne s’était imaginé que la situation serait aussi catastrophique. Lorsque nous sommes enfin arrivés au bureau de Vision Mondiale, j’ai été profondément affligé de constater les dégâts causés à notre bâtiment.

 

Les vitres avaient éclaté et il y avait du verre partout. Les eaux de crue envahissaient le rez-de-chaussée, détruisant les pièces situées sur cet étage. Notre service Internet était en panne et notre génératrice avait été détruite par un arbre déraciné.

 

Évaluation continue

Depuis mon retour à Rangoon, nous faisons le tour de la ville à pied ou en voiture pour vérifier si les membres du personnel se portent bien et évaluer l’ampleur des dégâts. Rangoon a été frappée très durement par le cyclone Nargis. Les gens d’ici disent n’avoir jamais rien vu de tel.

 

Je crains que la situation dans les régions rurales ne soit beaucoup plus grave. Dans ces régions, les gens vivent dans des habitations de bambou précaires. Plus nos équipes de secours peuvent atteindre rapidement les régions touchées par la catastrophe, plus nous avons de chance que les victimes survivent à cette terrible catastrophe.

 

Comment vous pouvez aider

Vision Mondiale lance un appel aux gens d’ici dans l’espoir de recueillir trois millions de dollars. Votre don généreux permettra d’offrir un appui essentiel d’importance vitale aux habitants du Myanmar.

 

Veuillez faire un don sans délai.
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