Depuis les années 1980, le gouvernement de la République dominicaine s'efforce d'améliorer l'économie du pays en encourageant le tourisme. Chaque année, environ 1,5 million de touristes visitent ce paradis tropical, qui est maintenant l'une des cinq destinations vacances favorites des Canadiens.
La plupart des touristes s'y rendent pour ses plages au sable blanc, mais certains la visitent dans le but exprès d'avoir des relations sexuelles avec des enfants.
Selon un groupe de défense des droits, de 30 000 à 57 000 visiteurs de la République dominicaine ont des relations sexuelles avec des enfants. Ce paradis tropical se classe quatrième au monde pour ce qui est du nombre d'enfants exploités dans l'industrie du sexe.
Un problème à l'échelle mondiale
Plus d'un million d'enfants à travers le monde sont prisonniers de l'industrie du sexe. Environ 250 000 touristes visitent l'Asie du Sud-Est pour avoir des relations sexuelles avec des enfants. Dans les dernières années, le nombre d'enfants exploités sexuellement en Amérique centrale et en Amérique du Sud a monté en flèche.
Réponse du Canada à l'exploitation
On retrouve des Canadiens parmi les exploiteurs d'enfants.
En 2005, Donald Bakker de Vancouver a été condamné à 10 ans de prison pour avoir eu des relations sexuelles avec des enfants en Asie du Sud-Est.
Il a pu être condamné parce que la loi canadienne sur le tourisme sexuel permet aux autorités de poursuivre au pays des citoyens qui exploitent des enfants durant un séjour à l'étranger. D'autres pays ont pu condamner des adeptes du tourisme sexuel conformément à des lois semblables, mais jusqu'à maintenant, la condamnation de Donald Bakker est unique en son genre. Parce que ces crimes sont perpétrés très loin du pays, il est difficile et coûteux pour les forces policières canadiennes de faire enquête.
Tant et aussi longtemps que des enfants vivront dans la pauvreté, il y aura des gens prêts à les exploiter pour des raisons monétaires ou à ignorer la situation pendant que d'autres les exploitent.
Réponse de Vision Mondiale
Depuis les années 1980, Vision Mondiale travaille à enrayer l'exploitation commerciale des enfants.
Suggestions de modifications et d'application de la loi
Vision Mondiale a suggéré des modifications au code criminel qui permettent de poursuivre ici des Canadiens commettant des crimes de nature sexuelle contre des enfants à l'étranger.
Vision Mondiale a travaillé avec des autorités policières lors d'enquêtes sur des crimes sexuels commis contre des enfants et a aidé les autorités d'autres pays à appliquer leurs propres lois.
Comment le parrainage leur vient-il en aide
Le parrainage aide les enfants à poursuivre leurs études et les familles à trouver des façons légitimes de générer des revenus. Cela empêche l'exploitation des enfants pour de l'argent.
Politiques rigoureuses sur les visites de parrains et marraines
Vision Mondiale a en place des politiques et procédures rigoureuses pour les parrains et marraines qui désirent rendre visite aux enfants qu'ils parrainent. Ils doivent entre autres présenter une vérification de leurs antécédents judiciaires et coordonner leur visite avec Vision Mondiale Canada et avec le bureau de Vision Mondiale du pays qu'ils visitent. Les membres du personnel de Vision Mondiale accompagnent toujours les parrains et marraines durant les visites.
Programmation
Le centre pour enfants Bamboo Shoots de Vision Mondiale au Cambodge aide les enfants victimes de l'industrie du sexe. Ils y reçoivent du counseling, une éducation, des soins de santé et une formation professionnelle.
Vision Mondiale aide les groupes de tourisme et d'agences de voyages à élaborer des politiques et des pratiques visant à protéger les enfants contre les abus sexuels commis par les touristes.