De quelle façon les dons du parrainage sont utilisés
Q. Dans l’article, l’auteur demande combien des contributions annuelles du parrain vont directement à l’enfant. L’enfant que je parraine, bénéficie-t-il directement de mon don de 35 dollars ? Reçoit-il de l’argent ou du matériel ?
R.
Les enfants parrainés bénéficient des contributions mensuelles des donateurs, toutefois, les fonds ne sont pas versés directement aux enfants ou à leurs familles. Après plus de 50 années d’expérience à l’étranger, nous savons que le don direct d’argent ne constitue pas une façon efficace d’apporter une transformation durable à une famille ou une communauté. Nous expliquons cette réalité dans toutes nos communications avec les parrains potentiels et nos donateurs actuels.
La meilleure façon d’améliorer la vie d’un enfant consiste à renforcer ses parents et sa communauté en leur donnant les moyens de résoudre leurs propres problèmes et de rompre le cycle de la pauvreté.
Parfois, lorsqu’ils doivent faire face à un problème particulier, les enfants parrainés et leurs familles reçoivent directement des avantages. Par exemple, on pourra aider un enfant gravement malade à obtenir des soins médicaux. Cependant, dans la plupart des cas, les enfants parrainés partagent les avantages qui découlent du partenariat avec la communauté. Les fonds versés par les parrains sont mis en commun pour permettre à Vision Mondiale de mettre sur pied des programmes à grande échelle qui apportent des transformations durables dans la vie des enfants, de leurs familles et de leurs communautés.
Q. Comment Vision Mondiale dépense-t-elle mon don mensuel de 35 dollars ? Comment l’enfant que je parraine et sa communauté en bénéficient ?
R. Vision Mondiale œuvre à combler les besoins spécifiques déterminés en collaboration avec les communautés où nous travaillons. Vision Mondiale maximise l’impact de chaque dollar en combinant tous les fonds recueillis par le biais du parrainage dans une communauté visée à fournir aux enfants parrainés, ainsi qu’à leurs familles et leurs communautés, des éléments essentiels à la vie, notamment :
Santé et alimentation
Une saine alimentation et des soins de santé de base sont essentiels à la vie. Vision Mondiale collabore avec des membres de communautés locales afin de promouvoir l’éducation sanitaire, de soutenir les campagnes de vaccination régionales et d’administrer le suivi de la croissance des enfants. Vision Mondiale forme les travailleurs de la santé des villages en vue de promouvoir de saines habitudes alimentaires et des soins de santé préventifs.
Nourriture et agriculture
Un approvisionnement sûr en nourriture et un revenu stable constituent des priorités de premier ordre pour les familles pauvres. Vision Mondiale aide à accroître la production de nourriture en fournissant des graines, des outils et de la formation agricole. Des cultures et du bétail en santé sont synonymes de nourriture, de revenu et d’autonomie pour les familles des enfants parrainés.
Éducation
L’accès à l’éducation est un facteur essentiel à la réalisation des objectifs des enfants. Les occasions d’éducation qu’apporte le parrainage d’enfants aident à fournir aux jeunes les moyens d’apprendre, de développer des compétences de métier et de contribuer à un avenir meilleur, exempt de pauvreté.
Eau potable
L’eau de consommation insalubre entraîne la mort de millions d’enfants chaque année. Vision Mondiale, en collaboration avec la communauté, aide à creuser de nouveaux puits et à protéger les sources d’eau contre la contamination. Pour les enfants, l’accès à une eau propre, potable et exempte de maladies potentiellement mortelles constitue véritablement un don de vie.
Q. L’article dit qu’environ 80 pour cent de mon don mensuel sert à financer les programmes. Qu’en est-il de l’autre 20 pour cent ?
R. Vision Mondiale Canada consacre 80,7 pour cent des revenus aux programmes qui visent à lutter contre la pauvreté et à aider les enfants et les communautés dans le besoin. Le 20 pour cent restant est investi dans :
- ses activités de collecte de fonds (12,5 pour cent)
- l’administration, notamment des vérifications comptables et la tenue de livre (6 pour cent)
Le 0,8 pour cent restant est utilisé pour différentes initiatives pour lesquelles il est difficile d’obtenir de l’aide. Lors des interventions en cas de catastrophe par exemple, plusieurs entreprises donnent des fournitures médicales et d’urgence. Nous devons payer pour expédier ces marchandises à l’étranger. Dans notre rapport annuel, c’est ce que nous appelons « excédent des revenus sur les dépenses ».
Q. Comment Vision Mondiale détermine-t-elle les projets à financer au moyen des dons recueillis par le parrainage ?
R. Ce sont les membres des communautés qui décident eux-mêmes de leurs priorités, en collaboration avec Vision Mondiale. Nos employés rencontrent à la fois les adultes et les enfants des communautés et, en les questionnant et en écoutant ce qu’ils ont à dire, les aident à mettre au point un plan. Grâce à cette collaboration, Vision Mondiale peut personnaliser chaque programme en fonction de la situation unique de chaque communauté.
Il est parfois nécessaire d’avoir recours aux fonds recueillis par le parrainage pour soutenir des activités qui visent à lutter contre les symptômes de la pauvreté, comme le forage de puits ou l’appui à des programmes d’immunisation. Même si l’argent provenant du parrainage sert à financer ces solutions immédiates, notre priorité consiste à s’attaquer aux fondements de la pauvreté. À cette fin, on encourage les communautés à prendre les rênes des projets lancés par
Vision Mondiale, à tirer profit d’autres ressources qui peuvent être disponibles et à combattre les systèmes et les structures injustes qui contribuent à perpétuer la pauvreté.
Par exemple, lorsque les enfants ne vont pas à l’école, les fonds issus du parrainage peuvent financer des projets qui répondent aux besoins immédiats, comme l’approvisionnement en livres et en matériel. Cependant, Vision Mondiale finance aussi des programmes qui entraîneront des effets à long terme, notamment la formation d’enseignants et le soutien aux communautés afin qu’elles exercent des pressions sur leurs gouvernements en vue d’obtenir plus de ressources destinées à l’éducation.